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La terre, le ciel & nous

6 leçons de business que la vie m’a apprises

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© Amamak Photography

 
Pendant mes vacances, je suis tombée sur un magazine économique étranger qui titrait : “Ce que j’ai appris du monde des affaires, des crises, de la vie, de Dieu, de la presse, du pouvoir du vélo – conversations avec 6 leaders”. Autant dire le type de lecture qu’on ne trouvera pas de sitôt en France. Où l’image médiatique du chef d’entreprise se résume à : combien on gagne, comment on gagne plus, comment on fait mieux que ses concurrents… et éventuellement comment on motive ses salariés.
Pourtant, un chef d’entreprise, quelque soit le nombre de personnes qu’il gère et le CA qu’il génère, c’est d’abord un être humain qui se lève le matin avec des convictions, se couche le soir avec des angoisses, traverse plus que la moyenne le doute, l’adversité, mais aussi la passion, l’accomplissement.

De la vie intérieure
d’un chef d’entreprise,
on a rarement écho.
C’est pourtant là
que tout se joue

L’école, les études, le marché du travail ont beau nous fournir des boîtes à outils de savoir-faire, elles s’avèrent insuffisantes quand on se confronte à l’épreuve de feu qu’est l’entrepreneuriat. Parce qu’un élément capital entre en ligne de compte et personne ne nous l’a jamais dit : la gestion de ses propres ressources humaines.
Entreprendre, pour moi, ce n’est pas seulement créer et gérer une entreprise, c’est créer et gérer sa vie tout court. C’est se servir de ce qu’on est comme de la matière première à solutions. Et des solutions, quand chaque jour on doit compter sur soi, il faut sans cesse en trouver et en inventer.

Alors comment on fait ?

On cherche tous des modes d’emploi. Ça fait vendre tout un tas de livres, de méthodes et de séminaires qui proposent des stratégies gagnantes pour avoir plus de clients, vendre mieux, être plus performant… Ça donne des pistes, mais ça ne résout rien au cas par cas. Parce qu’il n’existe pas de mode d’emploi.

Le mode d’emploi,
c’est être soi

Veuve, maman solo, chef d’entreprise : chacune de ces situations est une montagne sans fin à gravir au quotidien. Mon quotidien, c’est ces 3 montagnes à la fois. Bob Marley a dit un jour : “Tu ne sais jamais à quel point tu es fort, jusqu’au jour où être fort reste ta seule option”.
Le mode d’emploi pour moi c’est ça : ce qu’on arrive à sortir de soi quand on n’a pas d’option, pas de plan B, pas de porte de sortie, le besoin viscéral de faire un pas en avant, pour ne pas faire un pas dans le vide. C’est ce que personne ne nous apprend… mais que la vie se charge de nous enseigner quand elle balaie tout sur son passage.
Il m’a fallu un an d’apprentissages de vies en accéléré pour comprendre pourquoi et comment j’ai pu amener mon entreprise à un niveau dépassant toutes mes espérances, tout en traversant la pire épreuve d’une existence. Aujourd’hui je partage avec vous les 6 leçons de business que la vie m’a apprises.

1.
Se recentrer sur l’essentiel

 

Mon business plan ne contient
aucun chiffre et qu’une seule ligne :
être en accord avec moi-même.

 
Sachez fondamentalement ce qui est important pour vous, et demandez-vous le plus souvent possible si votre vie et votre travail vont dans ce sens. Si ce n’est pas le cas, prenez le temps d’identifier comment être/faire mieux, plus, ou différemment. Pour mettre en marche le changement, accrochez-vous à du positif, dans vos lectures, dans vos conversations, dans vos relations.
Dédiez votre temps et votre énergie à un seul objectif : votre alignement intérieur, qui aura un impact direct sur la qualité de vos relations et donc sur la performance de votre entreprise. Eteignez la télé, allumez la lumière à l’intérieur de vous et branchez-vous sur la prise +++. Ne la lâchez plus, car c’est votre état d’esprit qui créé votre vie… et pas l’inverse.

 

 

2.
Ne compter que sur soi

 

Je n’envie jamais les autres,
mais je me demande toujours comment faire
aussi bien que ceux qui m’inspirent.

 

 

La crise, la météo, le manque de temps, l’avis des autres ne sont en rien responsables de votre vie. On passe beaucoup de temps à se préoccuper de ce qui se passe à l’extérieur de nous. Et à l’intérieur ? Ayez autant d’indulgence et de bienveillance pour vous, que pour ceux que vous aimez. Quand on a la charge d’une entreprise et d’une famille, c’est un devoir et une question de dignité. 
Cela demande un courage immense, parce que personne ne le fera à votre place. Prenez vos responsabilités, regardez toujours le verre à moitié plein, même s’il ne contient qu’une seule goutte, parce que c’est quand on sort du fatalisme que la vie se charge de nous trouver des solutions.

3.
Travailler avec son cœur

 

Ce que je donne à mes clients
c’est ce que j’attends d’une relation,
qu’elle soit personnelle ou commerciale.

 

Du respect, de l’exigence, de l’autonomie, de la bienveillance, de la cohérence. Avant d’être un portefeuille, un client/prospect est une personne qui a un énorme besoin d’être reconnue à sa juste valeur. Ne cherchez pas à lui vendre votre business, essayez de l’aider à résoudre son problème.
Ce n’est peut-être pas elle qui achètera chez vous, mais par effet domino, ce que vous avez semé, vous le récolterez ailleurs au centuple si votre intention est sincère. Et en créant de vrais liens humains, on ne fait pas seulement de belles affaires, on fait aussi de très belles rencontres qui aident à orienter sa vie.

4.
Se fier à son intuition

 

Toutes mes actions et décisions
sont guidées par l’intuition,
mais jamais par le hasard.

 

Peu de chefs d’entreprise l’avoueront, mais tous ceux qui réussissent ont en commun un flair ultra développé. Tout le monde en a un, mais la plupart du temps, il encombre plus qu’il n’aide. Pourtant, votre intuition vous dit déjà là où vous devez aller, comment et avec qui. Ce n’est pas toujours rassurant, ni confortable, alors on préfère l’ignorer.
Soyez à l’écoute de ce qui se passe dans votre corps et dans votre tête face à telle situation, telle personne, telle opportunité… bien rôdée et bien écoutée, l’intuition devient un outil de travail très puissant pour agir beaucoup plus vite et rebondir beaucoup plus loin.

5.
Écouter avec ses yeux

On dit que bien vendre,
c’est savoir écouter.
Pour moi c’est aussi savoir regarder.

 

Je parle souvent de l’importance des détails : c’est parce qu’ils parlent à la place de vos interlocuteurs. Désapprenez à percevoir pour mieux apprendre à voir : les micro-expressions de leur regard, les mouvements de leur sourire, la texture de leur peau, leur démarche, leur façon de s’asseoir, leur écriture, les finitions de leurs vêtements, la forme de leurs bijoux, la déco de leur bureau, les titres des livres de leur bibliothèque… etc…
Ne jugez pas, observez. C’est la meilleure façon de comprendre ce qu’ils ne vous disent pas. De décrypter leur personnalité, leurs valeurs, leurs émotions, leurs contradictions, et donc d’entrer en empathie – ou pas – avec eux.

6.
Ne pas avoir de regret

 

On croit que pour faire les choses
il faut avoir confiance en soi.
Je crois plutôt qu’il faut avoir
confiance en la vie pour faire les choses.

 

Ce que la vie m’a apprise, c’est que chaque épreuve, aussi éprouvante soit-elle, est une opportunité d’apprendre sur soi et sur les autres, et donc de s’améliorer. Se dépasser, c’est réaliser que ce qui ne tue pas ne rend pas plus fort, mais plus sensible et plus affirmé. C’est comme le Grand 8 : on tremble d’y monter, mais une fois terminé, on en veut encore !
La vie, l’entrepreneuriat, qu’on le veuille ou non, c’est un Grand 8. Un jour en haut, le jour d’après en bas, le coeur qui se décroche, se raccroche, la peur du vide, l’excitation de l’inconnu… tout va très vite et c’est une illusion de penser qu’on peut maîtriser quoique ce soit.
La seule chose qu’on peut maîtriser, ce sont nos choix. Et quand on choisit de vivre à fond sa vie et son business malgré la peur du vide, de l’inconnu, du lendemain, les rencontres et les opportunités viennent à vous de façon très surprenante, et en même temps très évidente.

De ces 13 derniers mois qui en ont valu mille, qui m’ont passée au rouleau compresseur dans le chaos comme dans le sublime, j’ai fini par comprendre la signification profonde de ce mot étrange et si précieux : lâcher-prise.

Lâcher prise, c’est ne plus désirer être heureux à tout prix.
C’est découvrir que le bonheur,
c’est cette capacité à garder les mains ouvertes,
plutôt que de les laisser agrippées
à ce que nous croyons nous être indispensable

 
– Rosette Poletti & Barbara Dobbs

 
Je conclurais simplement par une phrase de l’une de mes clientes, chef d’entreprise chevronnée, qui a été le point de départ de cet article : “Avant je voulais être parfaite. Maintenant je veux juste être humaine”.
Et si le mode d’emploi commençait par là ?
 

UPDATE 10 ANS PLUS TARD…

 
Vous aspirez à vous (re)connecter concrètement à votre responsabilité, à votre intégrité, à votre puissance créatrice et à votre désir de contribuer à un monde interconnecté au vivant ? Bienvenue !

À l’école de création des futurs, vous venez désapprendre la norme, le comme il faut, le besoin d’être validé, la peur de déplaire. Apprendre la contribution incarnée, la croissance organique, le lâcher-prise sur ce que doit être la réussite et l’acceptation de son dessein. Sortir de l’ombre… et rayonner !

Rejoignez mes prochains cursus qui démarrent en cette rentrée :

 
Pour avoir plus d’informations, contactez-moi directement. Au plaisir de co-cheminer ensemble, et à bientôt pour de nouvelles aventures 🙂
 

133 réponses

  1. wouaaaaaaaa, merci, cela fait tellement de bien de lire cet article, et de savoir que l’on n’est pas seul… Merci a toi, et un grand bravo pour avoir eu la force et l’energie de traverser une crise de vie ! et surtout, d’avoir l’humilite et la grace de nous le faire partager. Bonne continuation et vive la vie.
    Georges.

    1. merci beaucoup vos écrits sont précieux pour les chefs d entreprises que nous sommes
      j edite un journal pour entrepreneurs et j aimerais publier ce papier (lu par 50 000 décideurs région centre et ile de france). seriez vous d accord ?
      si oui merci de m envoyer ce texte en format word avec une photo de vous et votre fonction / société
      bien cdt

  2. Bonjour Céline
    et merci pour votre témoignage. Je n’ai guère de mots en ce moment pour exprimer ce que je ressents mais c’est bon de vous lire.
    Je rejoins ce que vous écrivez tout simplement.
    Pour ma part, je suis dans cette alchimie intérieure qui se fait sans que j’intervienne. Je la sens bouger, grandir sans savoir ce qui va en sortir mais j’ai confiance.
    Cet enfantement amène de la plénitude et je retrouve cette joie que j’avais lorsque j’approchais du terme de mes grossesses ainsi que cette envie de calme, de repos, avant d’accueillir l’enfant à venir.
    Belle journée douce et chaleureuse à vous Céline
    Patricia

    1. Bonjour Patricia, merci pour votre commentaire, toujours riche et éclairant. “L’alchimie intérieure qui se fait sans que j’intervienne”, il y a quelque chose de ça. De l’ordre de l’acceptation, et de la confiance. Un enfantement ? Une renaissance.

  3. Cadeaux. C’est un article que j’ai ecrit il y quelques semaines pour un journal Seychellois. Il est pour toi.
    “Be Happy” ….by Georges Grave
    Il y a quelques jours en me promenant a Victoria, je lisais sur des banderoles « Be Happy, Make Seychelles Happy » Cela annonçait une conférence organisé par le National Council for Children sur le thème du bonheur.
    Je me suis donc posé la question : Georges es tu heureux ? Je connaissais la réponse car c’est une question que je me pose très souvent depuis bien des années. Oui, je suis heureux car je le veux !
    Oui, je crois que le bonheur se construit tous les jours, jour après jours, années après années. Le bonheur, c’est une volonté, c’est un désir profond. Oui, je décide d’être heureux et je travaille pour ca !
    Ce matin en ouvrant ma page Face Book, je découvrais la pensée du jour qui disait : Les 4 paroles qui guérissent, Désolé, Pardon, Merci et je t’aime. Nous voila déjà au cœur du sujet, car pratiquer au quotidien ces 4 merveilleux mots sont les clefs pour ouvrir la porte du bonheur.
    Merci. C’est, je crois le mot le plus magique et le plus fort que je connaisse. A chacun de mes anniversaires, lorsque ma petite maman était encore en vie, mon premier coup de fils était pour elle afin de la remercier de m’avoir mis au monde, et maintenant presque tous les soirs avant de dormir, je remercie la vie de me permettre d’être ce que je suis.
    Pardon. Il m’a fallu beaucoup de temps pour comprendre que pardonner était libérateur. Le pardon, c’est la liberté, pardonner c’est dompter son ego. Pardonner, c’est une façon positive de reprendre le chemin de la vie….
    Désolé. C’est en fait faire l’apprentissage du partage, l’apprentissage de l’humilité, Etre désolé, c’est comprendre que l’autre a sa place et que l’on peut avancer ensembles.
    Je t’aime. Dire je t’aime est la chose la plus puissante qui existe ! C’est comme un boomerang, l’amour nous revient toujours en pleine face, donc soyons généreux, osons aimer, osons recevoir, osons ouvrir la porte du bonheur !
    Certes, il n’y a pas de recette du bonheur, et c’est à chacun de construire sa cathédrale en cherchant et en trouvant ses propres outils. Et sa cathédrale sera unique ! Ce qui est certains, c’est que le bonheur est en nous et il faut donc arrêter de le chercher ailleurs. C’est un long chemin d’introspection, c’est un travail sur soi rigoureux, mais cela en vaut vraiment la peine. Personne d’autre que vous-mêmes ne peut faire votre bonheur. Pour s’en approcher l’esprit doit prendre de la hauteur, cesser d’être absorber par le premier désir venu, explorer ses profondeurs et ne pas avoir peur de soi !
    Bien sur, si l’on parle bonheur, il ne faut pas oublier la notion de plaisir et de joie. Un message aux jeunes qui recherchent un travail : avant de se poser la question, combien vais je gagner ? il faudrait se poser la question, ou est ce que je vais me faire le plus plaisir ?
    Rien n’est jamais acquis dans la vie et rien n’est stable (surtout pas le bonheur) , et il faudra donc recommencer tous les jours, comme il faut arroser son jardin chaque soir. Le bonheur, c’est le réservoir de l’âme pour les gens positif, et c’est a nous de veiller a son niveau.
    Les gens que l’on fréquente sont important a l’élaboration de notre bonheur. Moi, j’évite systématiquement les grincheux et les râleurs professionnels, ceux qui passent leur temps a attendre le vendredi, et qui ne sourit jamais. Ce sont des pollueur de vie. Moi, je veux être l’acteur de ma propre vie. Le bonheur est contagieux, plus je suis heureux et plus je rencontre des chercheurs de bonheur comme moi. Les autres se méfient et certains on même peur de cette énergie puissante qu’est le bonheur !
    Ce bonheur accompagne la Vision que nous avons de la vie, il nous aide a atteindre nos objectifs plus facilement, et surtout il nous aide a remplir notre boite a rêves !
    Les gens heureux sont en meilleurs sante, se sentent mieux et sont plus performants au travail, alors pourquoi ne pas prendre l’habitude d’être heureux le plus souvent possible ?
    Bien des gens remettent la recherche du bonheur a plus tard, a la fin des études, lorsqu’ils auront de l’argent, ou bien une fois trouvé la femme de sa vie, ou bien encore quand ils auront une maison, un travail… etc. Pourquoi remettre le bonheur à plus tard.
    Pour moi, le bonheur, c’est ici et maintenant !

    1. Mille mercis Georges de ce partage. J’aime penser que le Bonheur est le réservoir de l’âme. Oui, il se cultive, s’entretient comme une terre fertile.
      Florence

      1. Merci Georges, tout à fait dans la lignée des propos que tu avais tenu dans mes lignes il y a bientôt 2 ans, que je relis régulièrement à plaisir. Je remets le lien de cette interview qui m’habite encore :
        https://laterrelecieletnous.com/2010/10/13/georges/
        “Rien, mais vraiment RIEN n’est stable dans la vie. Tout change, tout évolue, tout apparaît et disparaît, les émotions tristes ou joyeuses, les sentiments, l’amour, tout passe avec le temps, avec la vie… Rien n’est stable, pour moi c’est le secret du bonheur et je le mets en pratique chaque jour. Ce qui me permet de vivre à fond chaque chose car tout finalement est éphémère”.
        Encore merci.

  4. Magnifique article, être à l’écoute, observer, être soi-même , travailler avec son coeur…
    J’aime cette philosophie du travail.
    Bonne journée.

    1. Bonjour Véronique et merci de votre passage ici. Philosophie de travail partagée par de plus en plus de personnes et d’entreprises… continuons le mouvement… à bientôt !

  5. Merci pour ces mots, sublimes et si bien exprimés.
    Ma petite entreprise n’a que quelques mois et comprendre, connaitre le chemin à prendre est très difficile. Je vous rejoins dans l’envie d’être parfaite mais tellement impossible.. Les déceptions sont durs, les angoisses, le stress de l’inconnu. Le laché prise semble etre la solution, mais comment l’atteindre ? comment en etre capable ?
    Merci encore pour ce bel article,
    Mathilde – Rose et Vert

    1. Bonjour Mathilde, pas de recette à donner pour le lâcher-prise, à part ne pas avoir peur d’aller voir en soi… aller voir en les autres… se faire aider pour comprendre. Ne pas avoir peur du labeur. Ce sont malheureusement souvent des circonstances dramatiques qui nous amènent sur ce chemin. Quand on a sous les yeux la preuve incarnée qu’on ne maîtrise rien… sauf ce qu’on a envie de faire de notre éphémère passage sur terre.

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