Plan A et rien d’autre !

plan-A

“La vie est une aventure audacieuse
ou elle n’est rien”

(Helen Keller)

 
On me demande souvent comment il est possible d’être vraiment soi en toutes circonstances, alors qu’en tant qu’entrepreneur on est constamment soumis à des aléas extérieurs qu’on ne maîtrise pas. Je n’ai qu’un conseil à donner : n’ayez pas de plan B dans la vie ! Seulement un plan A.
Lors d’une formation en leadership la 1ère année de mon entreprise, on m’a conseillé d’avoir un plan B au cas où ça ne marcherait pas. Je me remercie chaque jour de ne pas avoir suivi ce conseil.
Parce que j’ai vite compris qu’entreprendre, c’est réussir ET échouer chaque jour qui passe. Et que ce qui compte vraiment et ce qui permet de durer, c’est de toujours se relever. Cette force-là, elle ne peut venir que d’un endroit : nos convictions.
 

Votre identité de marque
commence par vos convictions

 
C’est l’une des rares choses dans la vie qui ne s’achète pas. Mais personne non plus ne peut vous les fabriquer à votre place. Vos convictions, ce sont vos fondations. Sans elles, impossible de pouvoir entreprendre, tomber, se relever et continuer à avancer.
N’avoir qu’un plan A, c’est modeler en permanence sa vision intérieure autour d’une réalité extérieure sur laquelle on n’a pas d’emprise. Ce qui ne signifie pas foncer tête baissée vers un seul et unique objectif : il faut avoir l’humilité de savoir emprunter des “itinéraires bis” quand ça coince.
N’avoir qu’un plan A, c’est essayer de multiples chemins jusqu’à trouver l’emboîtement harmonieux entre ce qu’on veut faire et ce qu’on veut être. Et on peut être très surpris des chemins qui nous mènent à ça… et du résultat !
Les avantages du plan A :
• un positionnement précis : vous avez une façon très spécifique de travailler
• une offre whaou : vous ne pouvez vendre que ce pour quoi vous excellez
• une clientèle idéale : vous ne pouvez pas travailler avec tout le monde
• une image incarnée : vous êtes en adéquation avec ce que vous prônez
 

Votre plan A vous rend inimitable !

 
Mardi dernier, j’animais une conférence à Bordeaux sur le Forum des Drôles d’Entrepreneures, sur l’art de mettre son entreprise en valeurs en étant soi-même. J’avais face à moi une centaine d’entrepreneurs captivés par mes propos. Je me suis rarement sentie autant moi-même, alors que ma zone de confort c’est d’être dans l’ombre à écouter les gens parler.
Antinomique ? Je ne crois pas. Je crois plutôt qu’on est bien plus que nos limites. Et que tant qu’on n’a pas expérimenté ce qu’on redoute, on ne peut pas réellement savoir si une situation nous plaît, nous convient, nous attire ou nous rebute.
J’ai eu le plaisir de lire ce commentaire au sujet de mon intervention :

“On ne sort pas tout à fait la même de cette conférence.
RARE, EXCEPTIONNEL. Un film peut faire ça,
une conférencière, je ne pensais pas.
Bravo de nous avoir fait vivre cela,
elle a mis des mots sur des ressentis indicibles.
MERCI !”

 
celine-boura-conference-bordeaux

Vous pouvez cliquer sur la photo pour l’agrandir

 
Je voulais faire un article sur la prise de parole en public, mais j’ai réalisé que l’impact de cette conférence n’était pas dû seulement à une question de technique, mais plutôt au fait d’avoir OSÉ exprimer mes convictions sans crainte d’être jugée.
Parce qu’au-delà d’une énorme préparation, être vraiment soi seule sur scène pendant 1h face à 120 personnes exige un énorme lâcher-prise et une énorme capacité à donner… sans savoir ce qu’on va recevoir.
Autant dire que si on n’est pas convaincu à 500% de ce qu’on a à dire, inutile de monter dans l’arène. On m’aurait dit il y a seulement 6 mois capable de ça, je n’y aurais pas cru une seconde.
 

Votre plan A vous amène
toujours quelque part…
même si ce quelque part
peut sembler très éloigné
de votre plan de départ !

 

N’avoir qu’un plan A c’est finalement la seule façon d’être pleinement soi en toutes circonstances, et Stéphanie Will l’avait très bien résumé dans l’interview que je lui avais consacrée en mai dernier : “comprendre mes forces, comment les mobiliser et toujours viser le vrai : ce pour quoi je suis faite”.

Dans la continuité de mon plan A, je serai le 11 octobre à Chambéry pour ma conférence “Mettez votre entreprise en valeurs, soyez vous-même !”, suivie d’un atelier sur comment attirer des clients qui partagent vos valeurs et votre vision.
 
Le 29 novembre, dans la cadre du forum de l’AFIPP, association française des professionnels de l’image, je participerai à une table ronde sur la génération Y et son impact sur l’image des entreprises, à titre de blogueuse et représentante de cette génération.

“Il n’est pas vraiment question de ce que l’on fait
ou de ce que l’on ne fait pas,  mais de ce qui nous habite.
Il est question de croire intensément en ce que l’on veut…
Il est question d’arrêter de penser autant au fait que l’on pourrait tomber…
Il est question de cesser de s’enligner vers des résultats que l’on souhaite éviter.
C’est simple, mais c’est souvent assez”

–Marie-Pier Charron –

 
N’hésitez pas à partager vos avis et expériences du plan A, B ou C !
 

37 réponses

  1. Pour résumer j’ai créé avec ma meilleure amie de l’époque en 2008 une agence de design sur Bordeaux, l’activité grandissait et intéressait… pourtant et à cause des charges sociales assommantes en France en 2010 mon amie était obligée d’arrêter, j’ai repris la clientèle et ai re-créé une société. J’ai déménagé, développé ma clientèle qui est fidèle et réactive. Cependant et malgré mon CA qui est en augmentation constante je suis contraint de fermer une nouvelle fois cette entreprise, la cause? Devinez!
    Alors voilà, je n’avais pas de plan B et là j’aimerai en avoir un. Je suis une créative née, je me suis toujours relevée mais là, je ne peux plu 4 ans de combat… Je resterai toujours designer dans mon coeur mais malheureusement j’ai aussi besoin de manger, faire évoluer ma vie perso, ma vie de femme.
    Lise

    1. Bonjour Lise et merci de ce partage qui apporte un éclairage qui est la réalité de nombreux entrepreneurs : devoir mettre de côté la passion pour faire face aux “impératifs alimentaires”. Ma question est : avez-vous réellement renoncé ? Ou seulement mis de côté ? Quand je parle d’itinéraire bis c’est aussi savoir emprunter ces chemins détournés, qui, si vous gardez votre plan A en tête et ne l’abandonnez pas, vous ramèneront d’une façon ou d’une autre à votre choix de coeur.
      Nul ne peut prédire l’avenir… mais souvent avec le recul on se rend compte que tous les chemins détournés étaient des petites pièces du puzzle pour nous ramener au plan A. L’essentiel étant de ne jamais l’oublier parce que la vie ne vous laisse pas le choix à un instant T…

  2. Un bonheur, un réel bonheur de vous lire !
    Bonjour Céline,
    Pour avoir travaillé également avec des chefs d’entreprises, des artistes et des sportifs, je défends moi-même le Plan A et que le Plan A.
    En physique quantique, il est dit que la réalité est une projection de notre mental grâce à notre œil. En effet, selon plusieurs expériences, les molécules qui sont principalement magnétiques interagissent avec notre corps (pour être plus précise notre rythme cardiaque, écouter son cœur prend tout son sens) ; nos sentiments sont le produit de deux émotions gravées dans notre ADN : la peur et l’amour. Selon le camps dans lequel nous nous plaçons, l’émotion de peur engendre la colère, la frustration etc… et l’émotion d’amour engendre bien être, sérénité, joie etc. Donc ces deux émotions passent par le cerveau, deviennent des sentiments (expression par la raison, la mémoire et les croyances) et enfin, sont rejetés dans l’espace (le vide) par le rythme cardiaque.
    La séquence physique aboutie donc vers un résultat dans notre réel. Et le plus fou, c’est que ce résultat n’existe que parce que nous y attirons notre regard. Selon l’angle de vue, selon où nous posons notre œil, le réel se met donc en marche.
    J’ai travaillé avec un sportif de haut niveau en sport auto. Autant dire qu’il était important d’avoir plusieurs options dans sa tête. Choix de carrière, mais surtout sur le terrain. La piste mouillée, choix des pneumatiques, état d’esprit du moment, comportement sur la piste des adversaires. Bref, pour lui, pour bien se préparer, il fallait parer à toute éventualité. Conclusion… ses contrats se font fait de plus en plus rares. Nous avons donc compris que son besoin presque irrationnel de toujours tout contrôler, ne le mettait dans la posture du lâcher prise. C’est-à-dire, d’être en accord avec soi tout en acceptant que les événements soient autant de possibilités pour être encore mieux dans son job, ses loisirs, sa passion…
    Et puis, nous avons vu qu’avoir plusieurs plans donnait un message clair à notre cœur à notre cerveau : au final je n’y crois pas vraiment. Le symbole est fort parce que suite à cette prise de conscience, il s’est juste concentrer sur son don, son plaisir et les coupes ont commencé à tomber les unes derrière les autres.
    Si nous passons toute notre énergie à créer un projet, pour encore mettre de l’énergie dans tout ce qui ne pourrait pas fonctionner et donc se préparer à l’éventualité de mettre un plan B en place, alors c’est que nous n’y croyons pas tant que cela à notre plan A. C’est que les failles prennent plus de place qu’elles ne devraient. Et pourquoi pas penser à travailler les failles plutôt qu’un plan B, C, D, E…
    Enfin, personnellement je n’ai jamais de plan B. Ainsi, je ne donne pas à mon œil la possibilité de regarder dans une autre direction et du même coup attirer la tuile. C’est avec modestie et humilité que je me sais assez confiante pour traverser tout ce qui peut se passer. D’après mon expérience, la seule chose qui serait nuisible dans mes projets c’est que je sois sans vie, c’est-à-dire sans rêve, sans créativité. Le reste, le confort, les symboles de richesse (bien que j’aime le beau et le confort) ne sont que des symboles.
    Quand nous n’avons plus peur de tout perdre, en fait c’est le contraire qui se produit, nous gagnons haut la main et dix fois plus que ce que l’on aurait imaginé. Parce que j’opte pour le détachement. La seule chose qui m’intéresse dans la vie c’est vivre avec joie et ambition. Le matin quand je me lève, je suis comme une petite fille qui se dit : « à quoi je vais jouer aujourd’hui ? quel monde vais-je créer avec mes poupées et mes copines ? qu’est-ce que je vais apprendre à l’école (de la vie) ? » quand on demande à un enfant quel métier il veut faire plus grand et quand il répond astronaute ou vétérinaire, cowboy etc… l’adulte a toujours tendance à lui faire une réflexion du style, cowboy ça n’existe pas ou vétérinaire, il va falloir travailler… et observons le regard de l’enfant qui ne comprend rien au comportement de peur de l’adulte. Et pourquoi cowboy ça n’existe pas ? etc.
    Bref, là où je veux en venir, c’est que… un plan A demande assez d’énergie, autant s’assoire deux minutes et appliquer une petite règle que je m’applique tous les jours à chaque fois que j’avance dans la vie : être, ressentir, réfléchir, agir !
    Toute action découle d’une réflexion. Toute réflexion découle d’un ressenti (physique ou intellectuel). Tout ressenti est connecté à notre être profond. Donc, quand on sait qui nous sommes, quand on écoute son cœur, on réfléchit dix fois plus vite et dans le bon sens et enfin, l’action c’est comme une plante qui pousse, y’a plus rien à faire… tout roule !
    Plan A : ETRE. Voilà, ça c’est mon plan A. Et plus besoin de plan X…
    Merci, Céline, merci, et un grand merci à vous !
    C’est un plaisir de vous lire.
    Bien à Vous
    Laurianne

    1. Laurianne, merci pour ce partage génial, et si parlant. Merci pour ce que vous êtes, vous lire est aussi toujours un plaisir ! Moi je retiens : “Quand nous n’avons plus peur de tout perdre, en fait c’est le contraire qui se produit, nous gagnons haut la main et dix fois plus que ce que l’on aurait imaginé”.
      Je crois vraiment qu’il y a quelque chose de cet ordre-là. Peut-être, sans doute parce que j’ai perdu le plus précieux, je n’ai plus rien à perdre maintenant. Ce que j’ai envie de dire c’est : n’attendez pas de tout perdre pour réaliser qu’on a tout à gagner. Nous sommes bien plus que nos limites…

  3. bonjour,
    de liens en liens, j’ai été emmenée à lire quelques uns de vos articles. je rebondis sur celui-ci.
    vous dites : “Et que tant qu’on n’a pas expérimenté ce qu’on redoute, on ne peut pas réellement savoir si une situation nous plaît, nous convient, nous attire ou nous rebute.” Je trouve ça on ne peut plus vrai. je suis aussi une femme discrète qui se trouve mieux dans le rôle d’auditrice que l’inverse, et de fil en aiguille, et plutôt par hasard, l’opportunité de devenir formatrice dans mon domaine d’activité s’est offerte à moi, je l’ai saisi malgré une grande appréhension, et j’ai adoré ça. j’en ai été la première surprise. ma première cliente m’a dit en fin de formation : “quant je vous ai vu, j’étais un peu inquiète, vous sembliez très jeune et sans expérience, mais j’ai vite compris que vous maitrisiez parfaitement votre sujet”. cela m’a aidé à continuer et c’est maintenant quelque chose que je souhaite de plus en plus développer dans mon activité.

    1. Bonjour Macha, tout est question d’opportunités qu’on saisit, ou pas, qu’on créé, ou pas… Le plan A nous amène souvent sur des chemins surprenants ! Bravo à vous et belle continuation.

    1. Merci Déborah, j’espère que je ne vous force en rien mais vous amène à. Nuance 😉 Se remettre en question, une discipline au quotidien pour ne pas stagner…

  4. Comme je l’ai dit je resterai toujours une créative, je ne peux connaitre moi non plu l’avenir, j’espère trouver un emploi de salarié dans la création (sans pourtant y croire vraiment)mais du moins pour les 10 ans à venir je suis “vaccinée” sur le fait d’être entrepreneur…

      1. Oui bien sûr j’étais en agence de design à Paris auparavant, mais c’est difficile de trouver un poste de créatif dans une société si tournée sur la consommation de masse…

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