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La terre, le ciel & nous

Les entrepreneurs sont-ils des surdoués à qui on n’a pas laissé la place d’exister ?

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Je marche seul
Sans témoin, sans personne
Que mes pas qui résonnent, je marche seul
Acteur et voyeur
– Jean-Jacques Goldman

 
J’observe et j’entends depuis quelques mois des entrepreneurs – clients, amis, connaissances – m’annoncer avoir récemment découvert être surdoués / haut potentiel. Soulagés qu’on pose enfin un mot sur leur différence. 
Aptes à résoudre des problématiques complexes très vite, à accomplir de nombreuses tâches en simultané, et en parallèle se sentir inaptes à une vie “normée” en société. En fait, depuis 5 ans que j’accompagne et côtoie des entrepreneurs, je constate que cela en concerne bien plus qu’on ne le croit.
Et pas seulement sur des critères intellectuels.
 

La légitimité de l’entrepreneur :
ai-je le droit d’exister
pour ce que je suis ?

 
Ce qui se trame réellement derrière l’étiquette “surdoué” : une intelligence hybride, mélange de pensée globale et d’hyper-réceptivité sensorielle, qui ne rentre dans aucune case, qui peut être paralysante si on la vit comme un fardeau… mais qui peut devenir très puissante dans le business quand on apprend à la considérer comme un cadeau.
Moi-même on m’a dit il y a 2 ans que j’avais sans doute été une enfant surdouée à l’école. J’adorais apprendre et comprendre, mais je n’étais pas plus douée que d’autres, pas de syndrôme d’hyper-activité, pas de signe de précocité. J’ai passé un test de QI à 21 ans, j’avais 109, alors être surdouée, ça ne m’avait jamais traversé l’esprit.
Mais, la réflexion a fait son chemin, je me suis beaucoup informée sur le sujet, en parallèle des neurosciences et de la psychologie quantique, et j’ai commencé à creuser une forme de mystère entrepreneurial : où et comment trouve-t-on la force et l’énergie de s’accomplir quand on a longtemps été jugé inadapté à la “normalité” ?
L’impression de n’être jamais à ma place, jamais reconnue pour ce que j’étais avant de créer mon entreprise – sentiment partagé par grand nombre d’entrepreneurs – devait bien venir de quelque part, et peut-être finalement pas des autres.
 

La puissance
de l’intelligence émotionnelle

 
La dose d’adrénaline et d’obstacles que se prend en pleine tête un entrepreneur au moins ses 3 premières années est colossale, pour ne pas dire surhumaine. Qu’est-ce qui nous fait tenir ? Si le moteur était l’argent, peu d’entre nous survivraient.
Parce que le vrai moteur est caché au plus profond de nous : dans la blessure (de rejet, d’abandon, d’humiliation…) que le reniement de notre identité a créé (à l’école, en famille, sur le marché du travail… souvent les 3 à la fois). Et le besoin de revanche qui en découle.
“Puisqu’on ne me laisse pas être moi-même, alors je vais me créer les moyens et les conditions pour être reconnu(e) à ma juste valeur” : combien d’entre nous ont créé une entreprise en recherche d’amour et de reconnaissance ? Tous ! Car là est notre vrai Why. Celui qui fait exploser les plafonds, déplacer les montagnes, nous sur-adapter pour nous sentir sur-exister.
 

En quoi l’entrepreneur
est-il différent ?

 
On entreprend non pas pour devenir riche (sinon ça se saurait) mais pour devenir soi. C’est “seulement” un outil, un prétexte à proposer au monde des produits ou des services issus de qui nous sommes et de ce pourquoi nous sommes de passage dans ce monde.
Un moyen d’expression, et non une finalité.
L’entrepreneur a cette particularité de mettre en action et en mouvement cette quête de sens, et de la transformer en un système commercial. Je suis convaincue qu’il est indispensable d’apprendre à gérer et développer une entreprise avec notre QI, mais que ce qui fait vraiment la différence c’est la capacité à s’entreprendre, à se rendre maître de son destin, qui elle découle de notre QE.
Car être soi ne s’apprend pas. Ça se découvre avec le temps, les expériences, les rencontres, les apprentissages qu’on en fait. Et la façon dont on traduit ça en termes de business et dont on le transmet à ses clients est une valeur ajoutée inimitable dans notre monde hyper matérialiste :
 

“What money can’t buy”

 
Comme beaucoup d’entrepreneurs, j’ai un mental très fort et une intuition qui l’est tout autant. Les 2 sont longtemps rentrés en collision, comme si l’un cherchait à prendre le dessus sur l’autre. Comme si mon intellect ne pouvait exister qu’au détriment de mes émotions. Et inversement.
Dans toute histoire entrepreneuriale, il y a une forme de dualité, due à un combat intérieur intense (totalement lié à ce besoin de revanche) qui nous permet de créer et de nous adapter plus vite que la moyenne… mais qui nous empêche d’être dans l’expression la plus juste et la plus puissante de notre efficacité et de notre créativité.
Jusqu’au jour où… une succession d’événements irréversibles nous pousse à changer de dimension. À entrer dans notre pleine dimension. Ça ne se décide pas. Ça s’impose avec une évidence assez stupéfiante : “terminus, tout le monde descend”. Bas les masques. Back to basics !
Et c’est précisément ce processus de mutation que j’accompagne aujourd’hui en Identité de marque et Prospective.
Pourquoi ?
 

Entreprendre,
un parcours
de réhabilitation de soi

 
C’est en observant l’évolution et les besoins de ma clientèle, et le miroir que ça me renvoyait, et le miroir que je leur renvoyais, que j’ai compris à quel point entreprendre est un parcours initiatique.
Il y a 2 ans et demi, une lectrice m’a dit : “je voudrais vous remercier au nom de tous les gens qui ne vous le disent pas, pour ce que vous nous apportez à travers votre blog. Grâce à vous j’ai compris que je n’étais pas à ma place dans l’entreprise que j’ai créé, et je vais désormais m’y prendre autrement”.
En temps “normal”, j’aurais pris ça comme un compliment. Ce jour-là, j’ai senti une faille sismique s’ouvrir en moi. J’ai eu un violent éclair de conscience : “et si un jour j’arrête de vouloir sauver le monde, je deviens quoi et je sers à quoi ?”.
Panique à bord.
Ce n’était pas juste une question parmi tant d’autres.
C’était une intuition tellement forte que ça a conditionné toute la suite de mon développement.
Je sentais que je lâchais l’instinct de survie qui a si longtemps nourri mon énergie. J’avais peur : est-ce qu’il peut y avoir une suite entrepreneuriale après ça ? Un mois pile après ce sursaut de conscience, j’avais le retour de boomerang en pleine tête. Tout, absolument tout, m’a obligé à un lâcher-prise XXL.
Le sol se dérobait sous mes pieds.
Car quand on a construit sa vie, son entreprise avec sa force et sa volonté de fer, bref avec un mental dominant, on va où et on devient quoi après ?
 

Du besoin de justice
au désir de justesse

 
Les événements de ma vie et de mon entreprise m’ordonnaient de quitter la survie : la sur-adaptation permanente, l’hyper besoin de reconnaissance, de briller, de prouver, de me prouver… ça avait été un excellent carburant pour démarrer, mais ça avait fini par me plomber sur la durée.
J’ai arrêté de faire. J’ai accepté d’être. De ne plus prévoir, contrôler, courir, stresser. Je me suis laissée de la place, non pas à l’extérieur (ça je l’avais déjà) mais à l’intérieur de moi.
J’entrais, sans le savoir à ce moment-là, dans un processus de déconditionnement à la fois déstabilisant, exaltant, inconfortable et indispensable, car à la recherche de nouveaux besoins d’accomplissement :

  • la justesse – au-delà de la justice
  • l’équilibre – au-delà de la dualité
  • la fluidité – au-delà de l’adrénaline
  • la qualité – au-delà de la quantité

Subtil… et déterminant.
Car ça change complètement les perspectives de développement qui se présentent à vous : ça monte en gamme le profil de clients que vous attirez, affine votre façon de travailler, de communiquer, réorganise vos priorités en temps et en énergie, fait évoluer votre environnement, fluidifie vos relations commerciales, apaise votre rapport à l’argent…
Pourquoi ?
Parce que utiliser à égalité votre intellect et vos émotions vous permet d’atteindre le graal ultime : le flow. Cet état de cohérence intérieure où vous êtes le plus… performant. Sortir des rapports de force avec vous-même vous permet d’aller vers des relations de flux avec le business… avec la vie.
 

Entreprendre permet de réparer
une blessure existentielle.
Et après ?

 
Comme “par hasard”, depuis 2 ans mes clients me sollicitent, avec leur mots, leurs problématiques, pour transiter vers ce “et après” : quel sens je donne à mon développement quand j’arrête de vouloir sauver le monde ?
Des entrepreneur(e)s qui, de plus en plus, veulent s’assumer totalement dans leur intégrité, dans leur intelligence hybride, sans forcément vouloir gagner plus d’argent, plus de reconnaissance… juste être plus eux-mêmes et grâce à ça mieux développer leur business, dans une société qui nous stresse à coup de gloire, de performance, de compétition…
Et ce n’est pas le chemin de la facilité.
Car tout semble conçu pour nous fragmenter, nous lisser, nous cloner et donc on avance seul sur un chemin atypique. Pourtant la surdouance, quelque soit sa forme, permet d’embrasser un développement beaucoup plus authentique et plus singulier quand on l’accepte et la prend par la main pour avancer.
On vient vous chercher parce que vous êtes vous.
Et personne d’autre.
Complexe, multiple… unique.
 

S’accepter,
se respecter,
assumer

 
Quel sens je donne à mon développement quand j’arrête de vouloir sauver le monde ? Déjà en commençant par se sauver soi-même : ne te fais pas ce que tu ne voudrais pas que les autres te fassent (à commencer par tes clients). “Et le reste, tout le reste, suivra”… La meilleure façon d’attirer des opportunités qualitatives, c’est d’en être une pour soi-même.
Je le dis presque à chaque article, mais souvenez-vous que votre business/votre vie est un immense miroir qui ne fait que vous renvoyer ce que vous êtes et croyez.
Acceptez de faire avec ce vous êtes, dans toute votre globalité, dans toute votre complexité, et alors vos obstacles se transformeront en opportunités de développement aussi inattendues… que nécessaires.
 

Pour aller + loin

 

Je me noyais à essayer de faire tout ce qu’un entrepreneur “se doit” de faire. Tel un artisan, c’est notre vie, notre métier, notre marque que l’on apprend à coudre sur-mesure avec Le luxe d’être soi. On ne peut qu’être soi… Le reste, tout le reste, suivra.

– Marina Vial, Consultante en études de marché qualitatives et créativité

 
En 2022 je vous propose de découvrir les 8 cursus de l’école de création des futurs.
 
N’hésitez pas à partager en commentaires vos expériences sur le sujet !
 

46 réponses

  1. Quel sens je donne à mon développement quand j’arrête de vouloir sauver le monde ?
    Merci pour cette réflexion que j’ai faite à l’envers Céline.
    Avant de vouloir transmettre certaines choses, je suis d’abord allée donner du sens à mon existence. J’avais 33 ans et l’histoire continue. Elle ne s’arrête jamais quand on a foutu les pieds dedans.
    A partir de mes 33 ans, j’ai rencontré des personnes habitées par leur art, avec les pieds bien ancrés sur terre. Nous parlions déjà de tout cela et y réfléchissions. La question fondamentale qui revenait fréquemment était celle-ci :
    Est-ce que j’existe en-dehors de mon activité professionnelle, en-dehors de mon rôle de parent, d’ami…..
    Cela nous ramenait souvent à cette question que beaucoup de gens pose : “Vous faites quoi ?” avec cette impression que si l’on ne fait rien, nous ne sommes pas considérés et que nous passons à la trappe sans que personne ne s’arrête sur nous.
    J’ai donc choisi d’être avant tout. D’aider cet être en moi à se construire sans toutes ces injonctions, ces jugements, ces questions débilitantes, même sans activité professionnelle et au risque d’être jugée “mauvaise mère” “mauvaise fille”. J’ai donné la place à cet être en moi pour qu’il se réalise dans sa dimension la plus vaste sans se préoccuper du “quand dira-t-on”. Et j’ai vécu des choses fabuleuses, des rencontres de coeur extraordinaires, des phénomènes de reconnaissance avec beaucoup de respect et d’amour.
    Maintenant, j’ai à transmettre tout cela comme bien d’autres.
    J’ai mis du temps à emprunter ma voie car ce travail de reconnaissance et d’empathie envers moi m’a demandé ce temps là et il se respecte.
    Voilà pourquoi je te disais que lorsque les gens veulent aller vite, ils se leurrent car ce chemin est un chemin de longue haleine. Ce n’est pas dans l’aboutissement qu’il se vit et qu’il se passe des choses mais dans chaque pas.
    Alors, qu’importe la vitesse ou la lenteur. L’essentiel, c’est de commencer le chemin, de se relever si l’on tombe et de ne jamais abandonner devant les peurs et les obstacles. Parce que l’aventure en vaut la peine quand on se retourne et que l’on voit toute la route qui a été accomplie.
    C’est un chemin d’engagement où l’on développe le courage, la persévérance, la patience, l’humilité et une profonde bienveillance envers soi. Ce travail nous oriente vers les autres avec un état d’esprit différent et beaucoup plus d’humanité. Et tu le sais.
    “Jusqu’au jour où… une succession d’événements irréversibles nous pousse à changer de dimension. À entrer dans notre pleine dimension. Ça ne se décide pas. Ça s’impose avec une évidence assez stupéfiante : « terminus, tout le monde descend ». Bas les masques. Back to basics !” : j’ai changé de dimension bien souvent. J’ai senti cet élargissement se faire au niveau du corps et du coeur.
    Dernièrement, j’ai vécu ces événements irréversibles qui ont commencé l’année dernière et qui n’ont fait que s’amplifier au point où il a fallu tout lâcher et me remettre dans ce flux qui ne m’appartient pas, où je ne contrôle rien et où je n’ai plus qu’à laisser faire ce qui doit se faire en-dehors de moi.
    Le mois dernier, lors de notre rencontre, l’après-midi, je te disais que je ne savais rien et la nuit d’après, j’ai su. Je suis rentrée dans cette dimension nouvelle, toujours en perpétuel mouvement, et c’est une joie de l’accueillir car elle me fait sentir que je suis au bon endroit et que ça sonne juste dans mon corps.
    Après le “tout l’monde descend”, je reprends un nouveau bus jusqu’au prochain.
    En attendant, la mutation s’opère, je ne la bouscule pas et je laisse venir ce qui est à mettre en place. Le site est donc en chantier mais ce n’est pas grave. Je fais confiance à cette dimension qui s’installe et je prends le temps. J’ai appris à ne plus précipiter, à calmer mon impulsivité et à ne plus vouloir aller vite car ce n’est pas dans ce mouvement qu’il se passe quelque chose.
    Bon atelier d’octobre et de novembre Céline ! Et merci pour cet article.

    1. Chère Patricia, merci pour ton partage plein d’authenticité et d’humilité, je trouve que ta dernière phrase résume très bien ce passage “du besoin de justice au désir de justesse” : “J’ai appris à ne plus précipiter, à calmer mon impulsivité et à ne plus vouloir aller vite car ce n’est pas dans ce mouvement qu’il se passe quelque chose”.
      On en parlait encore tout à l’heure avec une amie : quand c’est fluide, c’est que c’est juste. Quand c’est compliqué, c’est qu’il faut lâcher ou s’y prendre autrement. Il faut se prendre pas mal de revers de bâtons pour se l’appliquer… mais c’est de là que le coeur, et non plus le mental, peut s’ouvrir et donc amener à nous clients, opportunités, dénouements “inattendus” tels des clés précieuses pour avancer sur le chemin de notre développement (humain, donc entrepreneurial, économique, personnel…). Merci à toi, à tout bientôt.

  2. Il y a presque 12 ans, après 2 ans de bons et loyaux services et après avoir été débauchée de chez un concurrent direct (et embauchée à nouveau 2 mois plus tard chez le 3ème du marché chez qui je suis restée 6 ans), j’ai été licenciée en 15 jours pour “Compétences non adaptées à la structure”… Une jolie injustice qui m’a permis d’être moi aujourd’hui 🙂

    1. Merci de ton partage Virginie, l’injustice donne des ailes et bien utilisée ensuite elle permet aussi de se débarrasser de ses carcasses pour arriver à soi 😉

  3. Quand j’étais ado, on m’appelait la matheuse de la famille. Certes, j’adorais les maths et en particulier l’algèbre. Mais cette belle étiquette bien propre me dérangeait beaucoup car elle me cantonnait dans un domaine d’activité purement intellectuelle et dès le début, je sentais que ma personnalité avait besoin de se nourrir d’autre chose de beaucoup plus émotionnelle. A l’époque, je l’avais trouvée dans la musique avec le piano puis le chant lyrique. Mais curieusement, mon entourage continuait à me percevoir comme une scientifique…
    C’est vraiment en créant mon entreprise que j’ai trouvé le moyen d’unir intellect et émotions comme tu le dis si bien dans ton article.
    Travailler avec toi m’avait permis d’avancer encore un peu plus sur ce chemin là. Depuis, j’ai créé une nouvelle branche de mon activité avec Pixeliart et quand je travaille sur la création d’un site, j’ai vraiment l’impression de faire ce qui me fait vibrer le plus.
    Merci en tout cas pour ce très bel article, une fois de plus très intense. Je suis vraiment heureuse qu’un jour nos chemins se soient croisés et ton influence continue d’agir sur mon travail au quotidien…

    1. Bonjour Sandrine et merci de ton partage, je suis ravie de ton développement et de savoir que plus de 2 ans après notre travail continue de porter ses fruits… A très bientôt j’espère !

  4. C’est quand je me rapproche de ce que je suis, que je deviens inspirante. Chaque fois que j’ai tenté d’être “autre”, j’ai fait le vide. L’Authenticité attire, le travestissement de soi agit comme un repoussoir. Un jour la création de mon activité est devenue l’expression évidente de mon ”moi” authentique, dans l’expression particulière qui est la sienne. Le chemin n’est pas terminé. Je sais désormais qu’il est passionnant.

    1. Merci de ton partage Stéphanie, et oui le chemin ne fait que commencer… mes clients me font souvent le retour que “c’est quand ils ne cherchent pas à plaire ni à être ordinaire que leur business marche le mieux”. Autant te dire que j’adore entendre cette phrase 😉

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