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La terre, le ciel & nous

6
~
à fleur de peau.

{ Quand le corps parle }

Le 19 décembre 2018,
je me fais tatouer mon Acte de Naissance.

À la vie, à l’amour,
au masculin, au féminin.

Il me sert à recouvrir mes cicatrices de jeunesse,
à transcender ma lignée de femmes,
et à dire au monde ce à quoi je m’engage
désormais.

Mail reçu de la part d'Alice Debernard
Sage-femme de muses
Le 3 juillet 2018

Alice Debernard est une rencontre du 3ème type.
Cliente l’une de l’autre en 2018 puis 2019, notre connexion
nous a propulsées à des niveaux de conscience et de manifestation
dans la matière qui dépassent l’entendement.

Ce message en particulier, reçu la veille de mon départ en Californie,
m’a permis de comprendre à un tout autre niveau
la notion de mémoire dans la peau…
et dans le corps.

LA MATRICE
~

Du mot latin matrix (matricis), lui-même dérivé de mater, qui signifie « mère » : une matrice est un élément qui fournit un appui ou une structure, et qui sert à entourer, reproduire ou construire.

Pas de hasard que l’un des films de science-fiction les plus connus porte ce nom : la matrice est l’enveloppe qui contient toutes les informations du point zéro. Le fameux vide créateur, nous y revoici.

Chez la femme, l’utérus est le seul organe vide qui a la capacité à se remplir pour créer la vie. Un enfant, mais pas seulement. Tous les processus de création les plus puissants et les plus durables viennent non pas de nos têtes, mais de nos ventres.

Si nous regardons les grandes décisions que nous avons prises dans nos vies, celles qui paraissaient aussi risquées que salutaires, et qui nous ont ouvert des portes inouïes… d’où sont-elles sorties ? 


De nos ventres.
Pas de nos têtes.
En anglais : “Have the guts”.
Avoir le coeur au ventre.

LA FEMME PORTE EN ELLE
LA MATRICE,

L’HOMME, LES CODES
POUR L’ACTIVER.

Complémentarité essentielle pour faire alliance dans le monde qui est en train d’émerger. Où le pouvoir, la compétition, la prédation vont devenir obsolètes, parce qu’ils dénaturent l’essence même de la vie.

Le moment est venu de…
Revenir à l’origine.
À l’essentiel.

De Singapour… à La Nouvelle Orléans.

Quand je photographie, ce sont les textures qui appellent
d’abord mon œil. Le relief qui estompe la frontière
 entre le toucher virtuel et réel.

N’est-ce pas l’effort sur-humain qui nous est demandé à l’heure de ce confinement ? La matrice mondiale n’est-elle pas en train de se mettre à jour, par la force des choses, par la force d’un grand plan qui nous dépasse ?

Et qui, sans nous demander notre avis, fait son œuvre, souvent violemment, pour pointer du doigt nos dysfonctionnements, et en même temps pour nous laisser une seconde chance de re-créer de la vie plus en accord avec la Vie ?

Si le pourquoi finira, je l’espère, par nous apparaître clairement, le comment reste et restera une grande énigme

POUR MOI, IL S’AGIT AVANT TOUT
D’ALLER DE L’AVANT
EN NOUS REBRANCHANT
À CE QUI NOUS REND VIVANT.

Ce que je fais en écrivant ces lignes, en vous partageant mon chemin, qui est un chemin parmi tant d’autres. Je n’ai aucune idée où me mèneront ces écrits, quelle forme ils prendront, mais le faire en étant connectée à ce qui me rend vivante aura, à sa façon, un impact dans la matrice.

Car chaque mot, chaque acte
posé à l’extérieur de soi
est une façon de créer le monde
auquel nous voulons adhérer.

J’ai souvent l’impression que mes mots sortent de sous ma peau. Et que ma peau est le contenant de mon âme. J’ai longtemps pensé que mon âme n’avait pas eu de vie antérieure, qu’elle n’en aurait pas après, que c’était pour ça que tout était si dense et si intense à vivre dans cette vie.

Pourtant force est de constater, depuis mon retour de Californie, que des mémoires « d’un autre monde » ressurgissent. Alors le message d’Alice, cité en ouverture, reçu la veille de mon départ vers le Grand Ouest, était encore une fois une sacrée synchronicité.

L’Atlantide… bof.
Ça ne me parle pas vraiment.
Je regarde de plus près…
Ah oui, ça résonne tellement.

À partir de cet été-là, les prises de conscience s’intensifient, s’accélèrent et les informations me sont apportées sur un plateau d’argent à décrypter. On rentre dans le vif du sujet. La clé de voûte qui soutient tout ça : le corps.
 

Nos corps.
La mémoire qui contient toutes les informations.
Le grand plan. La matrice. Le vivant.
All in one… again.


Depuis que nous sommes confinés, je traverse une peur énorme, et j’ai l’impression que c’est la toile de fond de toutes les autres : la peur d’être envahie et engloutie. Je suis en train de comprendre qu’elle appartient à mon passé, et en même temps elle se manifeste sous de nouvelles formes.

J’ai longtemps retenu mes émotions par peur d’être submergée. J’ai longtemps retenu mes larmes par peur qu’elles ne se transforment en vagues, m’emportent…. et me noient.

On me dit souvent que je « retiens » les choses. Je suis capable de donner beaucoup, puis de me refermer comme une huître en l’espace de quelques secondes.

Je n’avais jamais compris pourquoi… jusqu’à ce que le fait d’être enfermée en fasse ressurgir la raison profonde : depuis très jeune, des images et sensations de tsunami reviennent par le biais de la mémoire de mon corps.

Depuis très jeune, je me pose la question :

« QUE RESTE-IL QUAND
IL NE RESTE PLUS RIEN ? »

Cette question est le fil d’or de tout ce que je créé.

Pourtant je n’ai jamais vécu
de guerre, ni tsunami.
Dans cette vie.

Alors depuis le message d’Alice, je m’intéresse de plus en plus près à l’Atlantide, cette civilisation engloutie sous les eaux, portée par un idéal de société très fort, basé sur l’amour, la co-opération et l’harmonie.

L’Atlantide est une île qui aurait été détruite par un séisme ayant provoqué un immense raz-de-marée, au début de l’époque de la Grèce Antique. Le philosophe Platon a été le premier à mentionner cette île, qui aurait été plus grande que l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient réunis.

Mythe ou réalité ? Peu importe. Car ce qui compte, c’est la façon dont les récits nous façonnent. Civilisation “la plus futuriste du passé”, les Atlantes étaient connus pour leurs grandes capacités à bâtir, à s’interconnecter et à maintenir un système de société basé sur le respect du vivant, donc capable de générer une abondance permanente.

Je ressens de plus en plus que ma connaissance « d’un autre monde » viendrait de là. Rien ne le prouve. Mais quand je lis ces récits, j’ai l’impression d’être “en terrain connu”, que ce savoir de l’invisible a pris sa source dans ce quelque part, alors que je ne l’ai appris nulle part.


J’intègre progressivement que
je porte ça en moi depuis…
toujours.

De La Nouvelle Orléans… à Montréal.

Le point commun entre les chamanes et les Atlantes :
la capacité à retranscrire en instantané
la conscience dans la matière.

Quand je parle d’intuition, je cite souvent l’exemple des animaux qui désertent les lieux où s’abattent les catastrophes naturelles – et notamment les tsunami – bien avant qu’elles n’arrivent sur leur territoire.

Parce que leurs sens leur ont permis de capter à l’avance ce qui allait se passer : les vibrations se préparaient en souterrain, dans l’invisible, avant de se manifester dans le visible.

Je me suis longtemps demandée pourquoi je sentais autant les choses et les événements arriver de si loin. Je ne sais pas quoi, ni quand, ni comment, mais une très forte sensation de vague qui arrive au loin me prévient.

Depuis le 12 mars, depuis que la fermeture des écoles a été annoncée, j’ai la sensation d’un tsunami qui est en train de déferler sur le monde. Et nous n’en sommes qu’aux prémices.

PAS L’IMPRESSION.
LA SENSATION.
ET CE TSUNAMI VA DURER.

J’en suis même à me demander s’il y aura un monde d’après… Je crois qu’on va vivre assez longtemps dans ce monde “entre deux”, sans nos repères d’avant et sans garantie de l’après.

« L’espace entre » :
n’est-ce pas pour ça que j’œuvre
depuis si longtemps ?

Connecting the dots now…

Je crois très sincèrement que notre corps nous prépare depuis des années à ce qui est en train d’arriver. Qu’il reçoit des signaux et des informations pour nous mettre un focus sur ce qui se passe en nous, et autour de nous.


Jusqu’à quel point
est-on capable
de lui faire confiance ?


Ce corps qui cache tous nos trésors. Qui nous maintient vivants. Que j’ai appris à aimer et honorer, quand j’ai compris que c’est lui seul qui me conduit du début à la fin de ma vie.

Au moindre mal, je l’écoute et lui apporte une réponse adaptée, que ce soit par la nourriture, le sommeil, la danse, le yoga, la marche, les soins énergétiques, les massages, le repos…

Je ne prends pas de médicaments et ne suis quasiment jamais malade. Ce n’est pas une fierté. C’est seulement un grand respect pour mon outil de travail, et plus globalement mon outil de vie.

Sans mon corps, il n’y a plus d’entreprise, plus de contribution, plus d’énergie pour être présente pour ma fille, pour les gens que j’aime.

SANS MON CORPS,
MON ÂME N’EXISTE PLUS.
SANS NOS CORPS,
NOS ÂMES SE DILUENT.

Alors, au moment même où je me fais encrer et ancrer dans la peau ma fresque florale, j’entreprends un nouveau voyage intérieur, encore un voyage dans le voyage, pour me reconnecter à la Femme en moi.

Et c’est Alice qui sera ma guide pendant 6 mois. Alice qui a été une cliente, qui, à la fin de notre session ensemble le 3 juillet 2018, m’envoyait ce message à propos de l’Atlantide.

Je pressentais qu’elle avait une partie du grand plan… sans savoir quoi, ni comment… mais son regard sur moi m’a inspirée confiance.

Elle voyait au-delà de ce que je disais et montrais. Et ça c’est un signe qui m’a toujours rassurée pour « m’en remettre » à quelqu’un avec qui poursuivre mon chemin : que cette personne comprenne qui je suis au-delà de mes mots.


Dans « l’espace entre » mes mots.
Là où la vibration se propage.

Je me laisse alors embarquer avec elle, comme si je savais déjà que chacune détenait une clé fondamentale pour l’autre. Ni coach, ni thérapeute, « juste » co-créatrices d’un processus plus grand que nous… qui passe à travers nous.

À ce moment-là, j’éprouve un profond besoin de mettre à jour la femme que je suis intimement avec la Femme que je deviens publiquement.

D’être intègre et entière dans tous mes choix, dans tous mes actes. De laisser l’artiste et la chamane en moi prendre toute leur place… De ne plus chercher à plaire, ni à briller, ni à prouver. Assumer. Pour mieux diffuser.

ET METTRE TOUT ÇA
DANS LA MATIÈRE.

De Montréal… à Paris.

Que ce soit avec les mots ou la photo,
j’interroge toujours la relation
entre le corps et le décor. 

Connecter – et non comprendre – ma dimension de femme sauvage et sacrée, en intégrant l’énergie de mes cycles, de la lune et des saisons, m’a permis d’agrandir ma confiance dans le processus de la vie, du Tout dans le rien.

Et donc de sortir progressivement de mon système de survie, construit sur des énormes remparts de protection envers… l’Homme.

C’est comme si jusque-là, il y avait une zone en moi qu’il ne fallait pas toucher, à laquelle il était interdit d’accéder. Sous peine d’exploser. « My hiding place », celle dont j’avais commencé à ouvrir la porte d’accès sur la scène du TEDx.


Pas de hasard…
Un an plus tard,
je devais en assumer
les conséquences.


En rentrant dans la conscience de mon utérus, organe féminin par excellence, matrice du vide et du plein en même temps,  j’ai pu remettre en place et en ordre mon passé et mon présent, et libérer mes futurs.

Renouer avec mon Big Why,
avec ma famille d’âmes de maîtres
et ce pour quoi je suis venue dans cette vie.

JE NE LE SAIS PAS TOUT ÇA.
MAIS JE LE SENS
DANS TOUT MON CORPS.

Et je sentais que c’était le passage nécessaire vers l’incarnation plus grande et plus juste de ma responsabilité. La vie m’a montré qu’il était temps d’arrêter de me planquer… et pour cela il n’y avait rien à forcer.


Rien à conquérir.

Juste à accueillir.
Puisque tout est déjà là.

Mon cher corps.
Extrait de l’épisode #12 de mon podcast
sur le thème Sexe & Prospérité,
avec Lyvia Cairo.

J’ai écrit ce texte en juin 2019, au terme de mon processus de femme à Femme avec Alice : c’est mon histoire.

Il a été l’introduction de mon podcast #12 sur le thème Sexe & Prospérité, en tandem avec mon amie Lyvia Cairo, coach et auteure sur les sujets de l’amour, du couple et de la sexualité. J’ai reçu énormément de retours sur ces mots, alors j’avais envie de les déposer ici.

PUISSENT-ILS VOUS INSPIRER
DANS L’AMOUR ET LE RESPECT
DE CE QUE VOUS ÊTES.

Car c’est ainsi que, pas à pas, la reconnexion à ma matrice a dessiné les contours de mon futur, de ma vision et de ma transmission : mon corps, mon coeur, ma peau, mon entreprise, mon équipe, mon tatouage, mon lieu de vie… prennent à partir de ce moment-là tous racine au même endroit.


Dans cet organe de vie essentiel,
lieu suprême de création
et de transmission :
l’utérus.

De Singapour… à Paris.

Comment rester dans son axe
alors que la vie n’est que mouvement ?
Quand je n’ai pas les mots, je parle
avec mes photos.

Je comprends alors que la maison de création des futurs sera la projection dans la matière de ce que je porte au creux de moi.

Le lieu qui va rassembler mes polarités, mon féminin et mon masculin, où mes créations pourront se déployer plus amplement, au service d’un monde plus grand.

Début 2019, alors que mon entreprise devient La terre, le ciel & nous, je commence ma migration intérieure de Bordeaux vers Paris. J’ai besoin de revenir au centre, dans tous les sens du terme. Ma famille est sur Paris, le cœur du système aussi.

ET JE SAIS QUE
POUR RENVERSER LE SYSTÈME…
IL FAUT ÊTRE EN PLEIN DEDANS.

Je commence à regarder les prix des loyers parisiens. Gloups. Je réalise que je n’en ai pas les moyens. Mon mental commence à s’emballer. Pourtant je sais, je sens que la suite de mon chemin passe par ce lieu qui rassemble tout.

Le Tout.

Alors, une fois de plus, je m’en remets à plus grand que moi. Je ne crois pas en un Dieu extérieur. Je crois en des ressources intérieures dont nous pouvons disposer en illimité, si on apprend à les demander… et à les recevoir.


Je comprends que ce lieu existe déjà.
Mon corps me le dit.
Mon tatouage me montre la voie.

« La nature dans la ville » : c’est la première ligne de mon cahier des charges. En plein Paris. Faut pas rêver. Biensûr que si. Alors si ce lieu existe déjà, où se cache-t-il ? Je sais qu’il n’est pas à trouver.


Pour moi, il n’y a jamais rien à trouver.
On fait 50% du chemin,
et ce qu’on cherche fait les 50 autres.

LE PLUS GROS DU TRAVAIL,
C’EST LA ZONE DE RENCONTRE.

De Bordeaux… à Paris.
Following my bliss.

Et comme à chaque fois,
chaque étape te sera révélée
selon un timing à ne pas brusquer

Quand l’élève est prêt…
le maître apparaît.

Décembre 2015, chez Gwladys Louiset.
Shooting photo avec Morgane Sifantus, avec qui je viens
de co-écrire mon premier livre. J’en réalise la direction artistique,
pour amener la dimension du corps et de la peau
à travers nos mots.

~ Vos commentaires

8 réponses

  1. Quelques uns d’entre nous avions eu la chance de te voir quelques jours ou quelques heures après cet ancrage sur ta peau. Je ne me rappelle plus très bien. Je garde cependant le souvenir de l’émotion palpable et de ton regard serein qui se posait sur nous. Je t’avais offert une photo d’un végétal, synchronicité pour la femme sauvage que tu devenais.
    Emotion à fleur de peau, c’est le cas de le dire, à te lire tout au long de ce chapitre 6. Cette invitation à nous écouter et à rentrer en notre lumineuse grotte qu’est notre utérus. Expérience du sensible ô combien vertigineuse pour qui souhaite adoucir les blessures de son féminin.
    Merci pour cet Amour de Soi M’aime

  2. Merci de ce rappel de ce moment ô combien particulier Stéphanie. C’était la veille de me faire tatouer… et tu t’en souviens comme si c’était après 🙂

    Je me souviens de ce message écrit sur le mur de la tatoueuse, que j’avais sous les yeux pendant 4h d’affilée : “Grâce à ton art, je démarre une nouvelle vie”.

    Je me souviens m’être dit, j’aimerais pouvoir lui dire ça, et qu’on me dise ça, dans quelques mois ou années. Et bien c’est ce qui est en train de se passer <3

    With Love.
    And beyond.

    Céline Boura.

  3. Plonger dans cet abîme délicieux qui fait qu’à chaque instant on goûte à l’éternité de la vie dans ce qu’elle a de plus magique
    C’est cette expérience qui tend vers la perfection de notre monde et qui nous rapproche de la Source originelle
    De la Source du grand amour
    De cet amour sans fin qui est à l’origine de tout
    Et instinctivement c’est bien cela que l’on cherche toute notre vie
    Être au plus proche du grand amour et en devenir une part
    En devenir une expression
    Seul l’amour peut animer et aider le monde
    Aimer et être aimé…
    Voilà la seule réalité
    Le reste n’est que comblement
    Le reste n’est qu’alternative
    La vrai puissance ne s’exprime qu’au travers de l’amour
    Seul l’énergie de l’amour renverse nos peines et nettoie nos souffrances
    Seul l’amour vaut d’être vécu

  4. Bravo Céline pour cet art qui met en lumière ta ligne du temps avec tellement de douceur, de beauté et de générosité. Tu nous offres des pépites de lumière, de clarté et de joie à effet 🦋. Une bouffée d’air pur pour des éclosions. MERCI et gratitude 🙏 😍 Anne

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